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Guide des couleurs : Symbolisme & impact psychologique

Psychologie des couleurs

Au cours des années 1960, l’impact psychologique et même physiologique de la couleur a commencé à devenir une considération. Sur les traces de Goethe, Faber Birren (1900-1988) a été l’une des premières personnes à effectuer des recherches approfondies sur la perception et la réponse humaines à la couleur. Il a écrit plus de 20 livres et 200 articles sur le sujet. Aujourd’hui, des contemporains tels que Frank et Rudolf Manke et Carlton Wagner reprennent là où Faber Birren s’était arrêté. Cette section de la réponse de la couleur humaine couvrira d’abord les fonctions que la couleur peut avoir dans nos environnements quotidiens, puis elle développera les différents niveaux d’expérience que nous avons, et enfin elle discutera les teintes primaires et secondaires et leurs effets spécifiques sur les personnes et dans les espaces. Dans son livre «Tbe Wagner Color Response Rebort», Carlton Wagner parle en détail des fonctions de la couleur dans notre environnement.

Réaction biologique à un stimulus de couleur

Les réactions biologiques à la couleur sont uniquement de nature physique. Au lieu de la réaction optique évidente à la couleur, c’est en fait une réaction à l’énergie des ondes lumineuses. Les tests montrent que même si une personne a les yeux bandés, son pouls augmentera sensiblement lorsqu’il sera exposé à la couleur rouge et diminuera lorsqu’il sera exposé au bleu.

Subconscience

Cette réaction à la couleur n’est pas non plus régie par l’intellect. C’est une réaction qui provient de notre empreinte génétique. Dans certains cas, elle peut également être déclenchée par une expérience personnelle antérieure. Par exemple, après un accident, une personne peut ne pas aimer la couleur rouge sans faire consciemment le lien avec la couleur du sang.

Association du symbolisme conscient

Le symbolisme conscient se développe à travers des expériences personnelles. Certaines associations universelles sont étonnamment uniformes d’une culture à l’autre. Le bleu par exemple est généralement associé au ciel et à l’eau, le jaune au soleil et à la lumière et le rouge au sang et au feu.

Influence culturelle

Il y a aussi des influences culturelles sur notre expérience de la couleur. Par exemple,
en anglais, si une personne est dite verte, elle se sent malade; en
allemand, par contre, si une personne est dite verte, elle a de l’espoir.

Tendances, style et influence de la mode

Presque chaque année, il y a de nouvelles tendances de couleurs, en particulier dans la mode. Même si les tendances de couleur sont de courte durée, elles influencent toujours nos associations. Cependant, il n’est pas utile pour l’architecte de suivre ces tendances de couleurs car elles ne considèrent presque jamais la psychologie ou l’ergonomie visuelle.

Relations personnelles

Nos relations personnelles avec la couleur varient considérablement. C’est un domaine sur lequel le concepteur n’a pratiquement aucun contrôle. De manière générale, les jeunes préfèrent
les couleurs plus saturées et primaires Là où les personnes âgées préfèrent les couleurs moins saturées et atténuées. La même logique existe pour les extravertis et les introvertis.

Comme nous venons de l’apprendre, une personne est affectée à la fois personnellement et universellement
par les couleurs de son environnement. Des études ont tracé certains modèles de préférence de couleur liés à l’âge, à la socio-économie et aux traits de caractère. Plus une personne est jeune, plus il est probable qu’elle préfère des couleurs plus saturées, mais en vieillissant, on commencera à préférer des couleurs plus claires et moins saturées. Le diagramme à gauche montre comment les traits de caractère et la socio-économie peuvent influencer la préférence de couleur d’une personne. Cependant, comme on ne peut pas affecter l’histoire personnelle de l’individu par rapport à la couleur, le designer est obligé de concevoir vers les expériences de la couleur qui affectent la grande majorité des gens de la même manière.

ROUGE

Effet : excitant, stimulant
Association :
Positif : passionné, fervent, actif, fort, chaud
Négatif : intense, agressif, déchaîné, féroce, sanglant
Caractère : Le rouge est la couleur la plus dominante et la plus dynamique. L’œil doit en fait ajuster la mise au point, car le point focal naturel du rouge se trouve derrière la rétine. Par conséquent, le rouge apparaît plus proche qu’il ne l’est.
Plafond : intrusif, dérangeant, lourd
Murs : agressif, avançant
Plancher : conscient, alerte

ORANGE

Effet : excitant, stimulant, encourageant
Association :
Positif : jovial, vif, énergique, extraverti
Négatif : intrusif, fanfaron
Caractère : L’ orange est moins masculin que le rouge. Il a très peu d’associations négatives. Cependant, il peut sembler bon marché ou sans vigueur s’il a une faible saturation.
Plafond : stimulant, à la recherche d’attention
Murs : chaleureux, lumineux
Sol : activant, orienté vers le mouvement

JAUNE

Effet : applaudissement
Association :
Positif : ensoleillé, gai, radieux, vital
Négatif : égocentrique, éclatant
Caractère : Lorsqu’il est pur, le jaune est le plus heureux de toutes les couleurs. En rayonne la chaleur, la gaieté et l’inspiration et signifie l’illumination et la communication.
Plafond : léger (vers citron), lumineux, stimulant
Murs : chaud (vers orange), excitant à irritant (très saturé)
Sol : élévateur, détournant

VERT

Effet : retraite, relaxant
Association :
Positif : tranquille, rafraîchissant, calme, naturel
Négatif : commun, fatigant, coupable
Caractère : Contrairement au rouge, quand on regarde le vert, l’œil se concentre exactement sur la rétine, ce qui fait du vert la couleur la plus reposante pour le œil. Le vert peut symboliser la nature mais aussi la moisissure et la maladie.
Plafond : protecteur, la réflexion sur la peau peut être inesthétique
Murs : frais, sûrs, calmes, fiables, passifs, irritants si éclatants (vert électrique)
Sol : naturel (si pas trop saturé), doux, relaxant, froid (si vers le bleu)

BLEU

Effet : en retrait, relaxant
Association :
Positif : calme, sobre, sûr, confortable, noble
Négatif : effrayant, déprimant, mélancolique, froid
Caractère : Le bleu semble transparent, humide, frais et relaxant. Contrairement au rouge, le bleu diminue la tension artérielle et le pouls d’une personne.
Plafond : céleste, frais, en retrait (si léger), lourd et oppressant (si sombre)
Murs : frais et éloigné (si léger), encourageant et approfondissant l’espace (si sombre)
Sol : sensation inspirante de mouvement sans effort (si léger), substantielle (si sombre)

VIOLET

Effet : subjuguant
Association :
Positif : digne, exclusif
Négatif : solitaire, lugubre, pompeux, prétentieux
Caractère : Le violet est un mélange de rouge et de bleu (les deux couleurs les plus opposées psychologiquement). Le violet peut apparaître délicat et riche, ou troublant et dégénéré.
Plafond : déconcertant, maîtrisant
Murs : lourds, accablants
Sol : éphémère, magique

ROSE

Effet : vif (rose bubble-gum), calmant (rose clair)
Association :
Positif : vif, calmant, intime
Négatif : trop sucré, faible
Caractère : Le rose doit être manipulé avec précaution. Il est généralement considéré comme féminin, mais dépend beaucoup de la nuance utilisée (rose bubble-gum, ou rose vieux)
Plafond : délicat, réconfortant
Murs : inhibiteur d’agression, intime, trop doux sinon grisé
Plancher : trop délicat, peu utilisé très souvent

MARRON

Effet : subjuguant
Association :
Positif : chaud, sécurisé, stable
Négatif : oppressant, lourd
Caractère : Il y a une grande différence entre le bois et la peinture brune. Dans certaines institutions, le brun doit être évité car il évoque des associations fécales. Le bois et la pierre par contre semblent très confortables et chaleureux.
Plafond : oppressant et lourd (si sombre)
Murs : sûrs et assurant si bois, beaucoup moins si peinture
Sol : stable, stable

BLANC

Effet : déconcertant
Association :
Positif : propre, net, brillant
Négatif : vide, stérile
Caractère : Il existe de nombreuses justifications psychologiques et physiologiques pour ne pas utiliser le blanc comme couleur dominante.
Plafond : vide, aucune objection de conception – aide à diffuser les sources de lumière et à réduire les ombres
Murs : neutre à vide, stérile, sans énergie
Sol : inhibiteur du toucher (à ne pas marcher)

GRIS

Effet : neutre à apaisant
Association :
Positif : neutre
Négatif : ennuyeux
Caractère : Le gris n’a pas beaucoup d’application psychothérapeutique. Ainsi, la façon actuelle de l’utiliser avec divers murs d’accent défie toute logique.
Plafond : ombragé
Murs : neutre à ennuyeux
Plancher : neutre

NOIR

Effet : inquiétant
Association :
Positif : profond, abstrait
Négatif : semblable à un donjon, nuit, chagrin, mort
Caractère : Le noir est associé au pouvoir oppressif, à l’obscurité et à l’inconnu. En architecture, il est souvent utilisé pour faire apparaître quelque chose comme un recul, comme le CVC dans un plafond.
Plafond : creux à oppressant
Murs : menaçant, semblable à un donjon
Plancher: impair, abstrait

Bien sûr, l’effet de ces couleurs dépend également de leur position et de leur contexte, car les couleurs ne sont presque jamais vues isolément. Notre perception et notre réaction à une teinte changeront si elle est à l’intérieur ou à l’extérieur d’un bâtiment, qu’elle soit située au plafond, sur un mur ou sur le sol, et quelle est la condition d’éclairage actuelle. Les attributs des différentes teintes ne doivent pas être traités comme des résultats finaux pour le concepteur, mais plutôt utilisés comme point de départ.

Aspects neuropsychologiques

Une partie de l’enquête neuropsychologique consiste à découvrir comment le cerveau traite et réagit aux informations sensorielles provenant du monde extérieur et comment cela affecte les humains.

La recherche concernant la présentation de deux extrêmes perceptifs dans l’environnement connus sous le nom de privation sensorielle et de surcharge sensorielle, également appelée monotonie (ou sous-stimulation) et hyperstimulation, est particulièrement importante pour le spécificateur de couleur. Il s’agit de la formation réticulaire qui cherche toujours à maintenir un niveau de normalité, mais elle peut (et va) mal fonctionner. La recherche sur le stress a montré que des états de monotonie sensorielle ou de sur-stimulation peuvent déclencher un dysfonctionnement de l’organisme.

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